mercredi 3 septembre 2008

SCARFACE DE RATS

"Ce n'est pas la camorra qui choisit les affaires, ce sont les affaires qui choisissent la camorra"
Drogues, commerce des armes, déchets toxiques, contre- façons; les activités de la mafia napolitaine correspondent de manière exhaustive au catalogue de la criminalité. L'ultra libéralisme appliqué aux bas fonds touche toutes les tranches de Naples. Impossible de ne pas être récupérer par le "système".
Les "vele" (les voiles), une vraie aberration urbanistique, théâtre de toutes les exactions embrigadent une armée de soldats en tout genre obéissant à une seule loi: la violence. Cité des enfants perdus: les petites taches ne manquent pas: petits épiciers droguistes ambulants, conducteurs de bulldozers ou pire messagers de la mort. L'école du crime ne manque pas d'épreuves. Cité de l'indicible peur: les porteurs d'enveloppe deviennent timbrés , trouille au ventre permanente, à raser les murs pour éviter une balle perdue. A cause d'infidélité avec les asiatiques, un brillant modiste se reconvertit en camionneur. La cité des dangers: le panonceau de l'épilogue terrifie, les enfouissements sauvages de produits dangereux ont contaminé les sous sols. Cité sans voiles: le code social du crime ne supporte pas les têtes brûlées ou les initiatives individuelles. Défier l'organisation s'avère être le moyen le plus certain de terminer en macchabée. Les émules de Tony Montana finissent mal en général. Les rixes du métier!
Ce film, camorra au poing, range définitivement la mythologie du mafioso des scorcese et cie en pure imagerie d'Epinal.

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